Vano « LE SUCCES TE RAMENE BEAUCOUP DE FEMMES »

AZARO MAG : Quand on a du succès comme tu en as aujourd’hui, qu’est ce qui change ? les amis ? L’estime de soi même ? ou sa manière d’aller aux toilettes ?

VANO BABY : (Rires) quand on a du succès, tout le monde te regarde d’une autre manière. Tes amis te voient différemment. C’est difficile pour eux de te voir de la même manière, même si tu essayes de rester la même personne avec eux. Le succès te ramène beaucoup d’amis surtout beaucoup de femmes. Il faut vraiment avoir la tête sur les épaules pour gérer cette nouvelle vie. C’est à toi de faire le tri et de savoir reconnaître ceux qui sont avec toi, pour qui tu as toujours été et ceux qui sont là juste pour se faire remarquer et ramener des filles dans leurs lits juste en étant avec toi.

 

AZARO MAG : Ton succès fulgurant t’a à la fois apporté une notoriété, des fans, mais aussi des gens qui t’accusent d’être trop vulgaire pour être un artiste acceptable. Comment perçois-tu ce type de critiques ?

VANO BABY : Personnellement, cela m’intéresse peu de savoir ce que les gens pensent de moi car je sais qu’on ne peut jamais plaire à tout le monde. Même Jésus a été crucifié alors qu’il était bon avec les hommes. Pourtant, il y en avait qui ne l’aimait pas. Donc il faut comprendre que je fais dabord de la musique pour me faire plaisir et ensuite faire plaisir à mes fans. Le reste importe peu.

 

AZARO MAG : Il n’est pas faux qu’en effet, les textes sont d’une crudité  prononcée et d’une nudité presque choquante. Cela étant, dis-nous comment nait un texte chez Vano Baby ? Quel est souvent le processus de création ?

VANO BABY : Je n’en sais rien. Ça vient tout seul. Il me suffit de trouver un bon thème et quand çà m’accroche, je m’y mets à fond pour que ça donne un truc de bon.

 

AZARO MAG : En allant d’un style musical à l’autre, d’un rap hardcore à un rap plus festif, tu prouves que tu es en permanente mutation. Quelles sont donc tes références ? quelles sont tes influences musicales ?

VANO BABY : J’écoute beaucoup de la musique Africaine et je déteste le rap français. Je trouve que le rap français est un peu brouillon. J’aime bien les classiques de chez nous, comme en fait Angélique Kidjo par exemple. La musique nigériane aussi me parle. J’écoute un peu de tout en faite, mais dans le rap, surtout beaucoup de l’underground.

 

AZARO MAG : Puisque tu enchaines des singles qui marchent, vas-tu t’en contenter ? Ou envisages-tu aussi un album à la longue ?

VANO BABY : On taffe sur l’album, ça va venir. On essaye juste de faire les choses en grand. Les singles ne sont qu’une étape. Quand le moment viendra, on passera à l’autre. Je profite de l’occasion pour remercier mon équipe pour la patience dont elle fait preuve dans ce sens et merci à toute l’équipe d’AZARO MAG pour la considération et le gros taffe que vous faites. On vous tiendra forcément informé des évolutions, quand l’étape de l’album sera là.